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On a retrouvé les plus vieilles aiguilles de tatouage de l’Histoire (mais pas à Saint-Malo)

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Une nouvelle étude vient de repousser encore l’époque où les premiers tattoos ont été réalisés sur un être humain. Et même si ces éléments archéologiques ont été exhumés loin de l’Ille-et-Vilaine, l’histoire passionne quand même l’équipe du Corsair Tattoo Ink !

Au microscope : des ossements… de dinde

Accessible depuis la plateforme Science Direct, l’étude américaine baptisée Ancient Native American bone tattooing tools and pigments: Evidence from central Tennessee jette une lumière nouvelle sur les origines du tatouage. Aaron Deter-Wolfa, Tanya M. Peres et Steven Karacic ont en effet analysé – à nouveau – un ensemble d’ossements de dinde extraits il y a des décennies d’une ancienne tombe amérindienne.

Pourquoi s’intéresser à ces os particulièrement ? Parce qu’avant d’être enfouis sous terre, ils avaient été coupés, limés, aiguisés… pour une raison sûrement bien précise. Or, la conclusion des chercheurs est que cette raison n’est autre que le dessin intradermique.

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Des pigments plurimillénaires trouvés dans le Tennessee américain

« Notre analyse révèle qu’en environ 3 500 à 1 600 avant notre ère, les occupants du site de Fernvale utilisaient des outils en ossements de dinde aiguisés comme instruments de tatouage », témoigne le directeur de l’équipe, faisant allusion à la ville du Tennessee dans laquelle ont été trouvés les artefacts. Et d’ajouter : « les restes de pigments rouges et noirs sont directement associés à ces artefacts ».

La spectroscopie (soit l’étude des spectres des rayonnements électromagnétiques émis ou absorbés par une substance) a révélé que ces pigments rouges et noirs sur les os étaient probablement dérivés d’oxyde de fer et de matériaux carbonés, tous deux enregistrés comme matériaux de tatouage traditionnels dans la littérature archéologique.

Conclusion ? Si Ötzi porte toujours les plus anciens tatouages néolithiques connus dans le monde, c’est bien le Tennessee qui peut revendiquer le plus vieux… dermographe.

Envie d’un tattoo made in 2022 réalisé avec des aiguilles stérilisées et sans os d’oiseaux ? Rendez-vous le samedi 2 et le dimanche 3 juillet au Corsair Tattoo Ink de Saint-Malo !